L'oeil en chambre

Le seul ouvrage de "technique photo" que je possède, porte une dédicace de ma mère : "Noël 1984, pour ouvrir une carrière de photographe". Avec le temps, submergé par les tirages, l'amateur a accueilli avec joie le numérique, Internet et Photoshop.

14 août 2009

Paris - été 2009

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Commissariat de police av Daumesnil 75012 - Architecte : Manolo Nunez-Yanowsky (1991)
http://manolonunez.com/opener.htm

Point de vue de la promenade plantée de "la coulée verte" : http://www.a-paris.net/A-paris-balade-paris.htm

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Jardin d'Eole 75019

Alonissos - juillet 2009 (2)

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Nikon argentique + scan Epson

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Venezia - juillet 2009 (2)

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Nikon argentique + scan Epson

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10 août 2009

Magiques autochromes du Musée Albert Kahn

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Bénin

En quelques années, le jeune Albert Kahn fit fortune dans la banque, notamment en spéculant sur les mines d’or et de diamants d’Afrique du Sud. L’homme mûr se fit mécène de nombreux projets philanthropiques visant à  favoriser la « compréhension entre les peuples et la coopération internationale ».

En particulier, il a financé des missions photographiques et cinématographiques dans plus de 60 pays, témoignant du quotidien des habitants du monde au début du XXe siècle (Les archives de la planète).

Deux inventions récentes des frères Lumière furent ainsi mises à contribution : le cinématographe (1895) et l'autochrome (1907).

Riche d’une collection unique de 72 000 plaques autochromes, le musée Albert Kahn en donne un aperçu à l’occasion d’expositions.

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Thessalonique

Jusqu’au 30 août 2009, un échantillon d’autochromes pris en Inde du Nord est exposé (Infiniment Indes).

Pour des raisons compréhensibles de conservation d’une collection fragile, ce qu’on nous donne à admirer, ce sont des « agrandissements de tirages modernes transparents  présentés dans des caissons lumineux ». Ils  permettent de se faire une assez bonne idée de l'aspect des autochromes tels qu'ils étaient projetés. En, effet, un autochrome est une diapositive en couleur sur verre, qui requiert d’être éclairée au verso pour être regardée. Le format le plus courant pour une projection collective était de 9 cm sur 12 (il est possible de voir quelques fac-similés).

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Norvège

Ce procédé lancé en 1907 était alors sans équivalent dans la qualité de rendu des couleurs, des matières, des transparences et des atmosphères lumineuses. Il connut de multiples améliorations avant d’être supplanté en 1931 par le lancement du Filmcolor qui se substitue à l'autochrome. « La plaque en verre, lourde et fragile est remplacée par un support souple en nitrate de cellulose » (Plus...).

Une exposition qui plaira à quiconque s’intéresse à la photographie et à l’Inde, sans compter le plaisir de profiter aussi des 4 hectares de jardins.  

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Ahmedabad 20/12/1913 - Dévots au temple jaïn de Hathi Singh

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24 juillet 2009

Alonissos (Sporades du nord) / Athènes - juillet 2009

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Panasonic Lumix

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Venezia - juillet 2009

Malher Gustav - Adagietto Symphonie N°5

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Panasonic Lumix

03 mai 2009

Libye (2)

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Nikon - scan Epson

BALLADE DESERTIQUE (à quatre voix)

Dans le Sahara, j'ai vu

trois montures de fer,

au pas dans une mer de pierres

et des automobiles naviguer

sur des vagues immobiles.

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On m'a dit que dans ce désert,

Ténéré, comme ils l'appellent,

les hommes sont hantés par des dunes faites gazelles.

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Je ne vois ici

ni mer, ni tentation charnelle,

juste d'appétissantes crèmes

nappées de caramel.

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Mon ami, arrête le thé !

Son sucre à la tête t'est monté,

le Sahara n'a rien d'un paradis ;

faut-il être sot !

La gourmandise te fait oublier

que t'es ici qu'un vermiceau.

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Louons ici et maintenant

cinq magiciens bienveillants :

Ténéré n'est pas le Club Med.

Merci Ahmed, Imren et Mohamed !

Merci Moulaye et Alitou !

Sans vous, sans oublier Salah,

Ce désert nous tordait le cou.

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13 mars 2009

Libye - Fév.mars 2009

Warda - Ana Leeya Meen Rerak

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Lumix

10 janvier 2009

Le maton de la Gare de l’Est

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Présumés coupables, livre et expositions de Raynal Pellicer


Besoin d’une photo d’identité 3.5 x 4,5 cm pour obtenir un laissez-passer au Louvre. Le photographe en bas de chez moi ayant laissé place à une enseigne de chocolaterie belge, direction la Gare de l'est dans laquelle je découvre qu’un centre commercial a envahi la gare en même temps que sa rénovation.

Le long du mur de façade, à l’intérieur, je soupire d’aise à la vue d’une cabine portant le nom du monopole immuable : un Photomaton.

Ici me promet-on, on garantit des photos d'identité "agréées pour la réalisation de papiers officiels". Trop bath !

Quand on appuie sur la touche kaki (couleur prémonitoire), l’appareil se met à parler.

Et là ça ne rigole plus du tout : une voix féminine synthétique vous indique avec fermeté ce que vous devez faire : Une litanie de consignes aussi inattendues que « ne pas pencher la tête », « se tenir la bouche fermée » ou  la très bloquante « ne pas sourire ».

« Ne pas sourire » : y a-t-il consigne plus incongrue depuis l’invention de la photographie qui, dès que le temps de pause put être réduit, fit naturellement du portrait son genre de prédilection ?

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Adalbert Cuvelier Portrait d'homme vers 1852

L’avantage du numérique, c’est que les photos sortent relativement vite.

Sans surprise, au premier coup d’œil, je sais que je détesterai ce cliché.

Patibulaire. Si je me croise, je sursaute et m’enfuie. Avec une gueule pareille, pas d’échappatoire, t’es forcément présumé coupable, derechef incarcéré.

Ma seule consolation, c’est qu’on est des millions à tirer la gueule de la même manière pour respecter des normes nécessaires au contrôle social.

Heu ! A la réflexion, ce n’est pas vraiment une consolation, plutôt un symbole.

Cette époque anthropométrique peut foutre un peu les jetons, non ?

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Camp de Saliers en Camargue 1942-1944

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Le portrait n’est pas l’un des genres de la photographie. Il est la photographie.

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Blaise Bonnevide Portrait carte de visite pris à St Louis du Sénégal vers 1884

Car regarder un portrait photographique, cela ne consiste pas seulement en une expérience de curieux ou d’ethnologue. Cela suppose de croire à la supériorité du réel sur l’idéal. De croire que l’ici-bas vaut tous les au-delà. Voilà pourquoi le portrait n’est pas l’un des genres de la photographie. Il est la photographie. Il en constitue l’apothéose. Il réunit en lui tous les dogmes de la religion moderne. Le désir d’être vu ; la peur de déchoir, de vieillir, de disparaître.

Face à une peinture qui, vaincue par KO, a déserté le genre, le portrait photographique est l’idéal d’une civilisation sans idéal qui recherche, inlassablement, dans le regard de chacun de ses membres, la confirmation de sa propre existence.

François Granon pour Télérama à propos de l’expo portraits-visages à la BNF Richelieu. Nov. 2003

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